À leur création, les abbayes étaient dotées par le Seigneur local d’un patrimoine foncier important (s’étendant parfois sur une vingtaine de kms à la ronde). Leur étaient donnés des prairies, des bois, des moulins, des carrières… où étaient construits des bâtiments, appelés « granges » (Clairmont possédait des granges au-delà de la forêt du Pertre).
Chaque grange, où travaillait une dizaine de convers, était une entreprise autonome. En période de grosse production (moissons par exemple), les convers y séjournaient toute la semaine. Les activités pouvaient être d’ordre agricole mais également industrielle, sidérurgique et textile. Ainsi les cisterciens furent des pionniers en matière d’innovation technologique.
Les produits dépassant les besoins de l’abbaye étaient vendus sur les marchés alentour et engendraient une activité commerciale importante.