Ces chambres à ciel ouvert ont comme murs de très hautes « haies » (plus de six mètres) en charmes, et comme sol un tapis d’herbe tondue. Au nombre de trois, elles sont rectangulaires, et se succèdent de façon linéaire en haut du jardin avec des « portes » situées à leurs extrémités, qui permettent de passer de l’une à l’autre. Autrefois des « fenêtres » rectangulaires taillées dans ces murs de charmes permettaient d’avoir des vues remarquables sur le jardin ; Trois assez étroites persistent de chaque côté de l’allée d’if, donnant sur le boulingrin.
Ces chambres avaient un but festif ; toujours fraiches puisque le soleil ne pouvait pénétrer à l’intérieur, à l’abri du vent, elles étaient le siège de repas et de fêtes champêtres.
Elles datent de la même époque que l’étang triangulaire et le labyrinthe, vers 1750.
Le point de vue offert du haut du jardin sur une campagne bocagère restée inchangée et sans signe visible de modernité constitue un intérêt majeur.