Androuet du Cerceau, dans son troisième livre d’architecture (1582) explique que la queue de l’étang est un emplacement idéal pour « asseoir » les jardins. Le jardin Renaissance n’est pas clos de murs comme le jardin médiéval, mais au contraire ouvert vers l’extérieur, sur le paysage.
Charles de Cervon, Seigneur des Arcis, lorsqu’il conçoit à la fin du XVIème siècle la structure de ses jardins, monte sur la « queue » de l’étang des Arcis les plates-formes du jardin d’agrément et du jardin potager entourées de canaux; En empruntant la promenade qui les borde à l’ouest, on descend vers une « noue », petit plan d’eau formé par le ruisseau avant qu’il soit canalisé entre ces deux « carrés en l’isle », puis aille former l’étang.
Nous avons planté dans toute la partie ouest du jardin des arbres en bosquets qui permettent d’encadrer, d’« habiller » les vues vers les prairies.
Non seulement des arbres classiques en pays de Loire, existant à l’époque renaissance : chênes des marais, hêtres, pins sylvestres … ; *
Mais aussi d’autres arbres, apparus plus tardivement en France : séquoia sempervirens, érable du fleuve amour, liquidanbar, cyprès chauves, érable argenté Wieri , érables de David……
Ces variétés sont apparues dans les parcs français au XIXème siècle. Leurs teintes or, rousse, pourpre sont une splendeur en automne.
Les chevreuils gambadent souvent dans nos jardins et apprécient tout particulièrement ces espaces ; chaque année, ils viennent frotter leur tête contre les jeunes troncs pour faire tomber le « velours » qui recouvrent leurs (bois (cornes) en train de repousser, et adorent manger les jeunes pousses au printemps … ne vous étonnez pas si vous voyez de vilaines grilles métalliques protéger certains troncs …